Il est désormais le garant de la crédibilité de ce rassemblement des forces de gauche écologistes, apte à apporter les solutions dont la Bretagne a besoin, maintenant. Il en a la carrure, il a le ton juste, posé, l'ironie polie de ceux qui connaissent la musique et ne sont pas dupes. Il n'est pas pédant, sait mettre en avant les chantiers et le collectif, et non pas sa personnalité, son parcours personnel.
Comme l'a rappelé Guy Hascoet, "l'écologie politique implique une vision "évolutionnaire". "Il n'y aura pas de grand soir, mais plein de petits matins" L'espoir que nous représentons avec Europe Ecologie n'est pas un vain rêve, c'est le pari possible d'une prise de conscience collective, de la nécessité d'une gouvernance "responsable" "comptable", au regard des urgences et des progrès humains dont nous ne pouvons pas faire abstraction, sauf à nier les absurdités et les graves conséquences des politiques à l'oeuvre depuis trop d'années.
Avec Europe Ecologie Bretagne, nous sommes à un tournant, symbolisé hier entre autre par l'intervention de René Louail, porte-parole de la Confédération paysanne, qui intervenait pour la 1ère fois dans une tribune politique. Ironie du sort, jour pour jour, l'Humanité en 1998 ouvrait ses colonnes à ce paysan du Centre-Bretagne. C'était il y a 11 ans. Rien n'a changé, les alternatives pourtant crédibles ne sont pas suffisamment soutenues, alors même que les crises continuent à sonner le glas d'un modèle de développement dépassé, qui continue à générer et à entretenir des logiques autodestructirces : pollution des ressources, désertification des campagnes, apauvrissememnt des sols, si bien décrit par ce mot de gigantisme (qui s'adapte aussi à la taille des grandes surfaces, des écrans de TV, des programmes de vidéosurveillance...)
http://www.humanite.fr/1998-11-07_Politique_Rene-Louail-Arreter-la-course-au-gigantisme
On ne négocie pas avec le climat. On ne négocie pas non plus avec un système qui fonctionne comme une machine-outil qui, au lieu de frapper le métal, vous broye la main.
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Martine AUFFRET, élue UDB, Cléguérec et conseillère communautaire


Groñvel samedi 17 octobre 2009 Monsieur le maire, La haute tenue et la qualité des expositions de
nombreux artistes présentées dans le musée municipal du Faouët font honneur à votre ville. L’exposition de cette année 2009, consacrée à Robert Micheau-Vernez, a permis de révéler au grand public
un artiste aux talents multiples, tour à tour céramiste, sculpteur, peintre, dessinateur, illustrateur, affichiste, caricaturiste, créateur de vitraux, d’icônes, de meubles, de costumes et de
drapeaux, brodeur, sonneur de biniou, conférencier. Il a également été promoteur de la langue bretonne qu’il a entendue à Brest, enfant, avec la bonne qui travaillait dans sa famille, et qu’il a
apprise au contact de la population bretonne en fréquentant différents pardons et les animateurs des associations de promotion de la culture populaire, Festival des Cornemuses, Bleun Brug, Festival
Inter Celtique, Ar Falz... et aussi au sein des “Seiz Breur“. Tout au long de sa vie d’artiste, il s’est efforcé d’utiliser la langue bretonne dans ses oeuvres : vitraux, peinture, illustrations de
livres, dessins... Alors, Monsieur le Maire, pourquoi laissez-vous la langue bretonne à la porte du musée de la ville du Faouët, notre langue ne serait pas digne d’être citée dans votre musée ?
Cette exposition était l’occasion d’offrir à la langue bretonne ses entrées au musée de votre ville. Pour des raisons que nous ignorons, vous n’avez pas pu ou pas su lui donner au Faouêt cette
visibilité que les Bretons, dans leur grande majorité, et parmi eux les bretonnants du Centre-Bretagne, amateurs d’art et fréquentant votre musée, aspirent pour elle. Nous espérons que la volonté
de ce grand artiste de donner à la langue bretonne toute sa place dans son œuvre vous était méconnue. De nombreux musées de Bretagne ont adopté une signalétique bilingue ou trilingue français,
breton, anglais : Port-Musée de Douarnenez, le Musée de Bretagne à Rennes, Le Musée de l’école à Bothoa, le Musée des Salines à Guérande... À l’exemple de ces musées de Bretagne, nous attendons de
votre part, la mise en place d’une signalétique bilingue et d’une traduction systématique des expositions dans le musée de votre ville, par respect pour les artistes dont les oeuvres sont exposées
dans le musée et aussi pour exprimer votre volonté d’élu de soutenir la langue bretonne qui est, comme notre patrimoine monumental ou artistique : musique, danse, peinture..., un vecteur de
l’identité de Bretagne. Veuillez recevoir Monsieur le Maire, l’expression de notre considération distinguée. Herve ar Gall, Responsable de la section UDB Kreiz Breizh Daniel Garrin, Responsable de
la section UDB Pondi-Pourlet