Le nom de Guy HASCOET n'est pas sorti d'un chapeau, mais bien de cette "maturation" collective qui fait la richesse de la co-construction d'
Europe Ecologie Bretagne, associant Verts, UDB et ce qu'on appelle, faute de mieux, la 3ème composante.
Il est désormais le garant de la crédibilité de ce rassemblement des forces de gauche écologistes, apte à apporter les solutions dont
la Bretagne a besoin, maintenant. Il en a la carrure, il a le ton juste, posé, l'ironie polie de ceux qui connaissent la musique et ne sont pas dupes. Il n'est pas pédant, sait mettre en avant
les chantiers et le collectif, et non pas sa personnalité, son parcours personnel.
Nous ne sommes pas là pour rappeler au PS qu'il faudra nous garder des places au Conseil régional
pour servir de faire-valoir dans des politiques à la marge, mais pour offrir un vrai choix aux citoyens, mettre aux responsabilités régionales des élu/es qui, au delà des discours, seront à
l'oeuvre au quotidien pour impulser des logiques d'économie sociale et solidaire.
Comme l'a rappelé Guy Hascoet, "l'écologie politique implique une vision "évolutionnaire". "Il n'y aura pas de grand soir, mais plein de petits
matins" L'espoir que nous représentons avec Europe Ecologie n'est pas un vain rêve, c'est le pari possible d'une prise de conscience collective, de la nécessité d'une gouvernance "responsable"
"comptable", au regard des urgences et des progrès humains dont nous ne pouvons pas faire abstraction, sauf à nier les absurdités et les graves conséquences des politiques à l'oeuvre depuis trop
d'années.
Avec Europe Ecologie Bretagne, nous sommes à un tournant, symbolisé hier entre autre par l'intervention de
René Louail, porte-parole de la Confédération paysanne, qui intervenait pour la 1ère fois dans une tribune politique. Ironie du sort, jour pour jour, l'Humanité en 1998 ouvrait ses colonnes à ce
paysan du Centre-Bretagne. C'était il y a 11 ans. Rien n'a changé, les alternatives pourtant crédibles ne sont pas suffisamment soutenues, alors même que les crises continuent à sonner le glas d'un
modèle de développement dépassé, qui continue à générer et à entretenir des logiques autodestructirces : pollution des ressources,
désertification des campagnes, apauvrissememnt des sols, si bien décrit par ce mot de gigantisme (qui s'adapte aussi à la taille des grandes surfaces, des écrans de TV, des programmes de
vidéosurveillance...)
http://www.humanite.fr/1998-11-07_Politique_Rene-Louail-Arreter-la-course-au-gigantisme
Le 14 mars, nous saurons si les Bretons, les Bretonnes, préfèrent accorder leur confiance à ceux qui ont eu la possibilité de changer les choses et ne l'ont pas fait, malgré leurs promesses, ou sont prêts à apporter leur soutien à de vraies solutions, à une
vraie traduction dans les actes des discours sur
le développement durable.
Ca urge.
On ne négocie pas avec le climat. On ne négocie pas non plus avec un système qui fonctionne comme une machine-outil qui, au lieu de frapper le
métal, vous broye la main.
Françoise RAMEL-FLAGEUL, Europe Ecologie Bro Pondi