En tant que membre de la majorité, je souhaite exprimer la position de l'UDB sur ce sujet qui me semble-t-il dépasse la seule question pratique des locaux. Mais, dans l'immédiat, il nous faut répondre à l'urgence de la situation, au minimum en organisant dans les plus brefs délais comme le demandent les familles depuis plusieurs mois une rencontre entre les usagers de l'ancienne école des Récollets. (j'ai alors précisé ludothèque, bridge, Diwan)
A mon sens, il faut dégager pour le moyen terme des perspectives claires permettant d'accompagner le développement de l'école DIWAN, conformément à nos engagements, et pour le court terme, encourager les compromis qui permettront de mettre en oeuvre des solutions provisoires.
Je souhaite que les décisions qui seront prises d'ici le prochain conseil municipal par le bureau intègrent l'esprit de la Charte Ya d'ar Brezhoneg que nous avons signée et aussi l'esprit du programme de politique linguistique voté par l' Assemblée régionale.
Je rappelle que la ville de Redon scolarise à elle seule plus de 200 élèves bilingues, des enfants qui apprennent donc le breton en plein Pays gallo, je ne crois pas me tromper en disant que la Ville de Pontivy est en mesure de faire aussi bien, sinon mieux. Il serait dommage, par manque d'anticipation, de freiner le développement de cette offre éducative, de plus en plus demandée par les familles. Diwan, école laïque et gratuite, est déjà sur les rangs pour l'ouverture d'un 4ème poste d'enseignant, après seulement quelques années d'existence. Avec une telle évolution, rien d'étonnant que les familles s'inquiètent de voir leurs enfants un peu trop à l'étroit, dans des locaux dont le loyer s'élève tout de même à 7000 euros par an. C'est beaucoup pour une école associative, comparée à ce qui se passe dans d'autres villes bretonnes.