André Pochon réagit après l’émission de Thalassa
En 1988, en tant que vacataire au lycée du Gros Chêne, prof en BTS ACSE, j'avais organisé et animé une semaine de visites de terrain sur la thématique "Mythe et réalité de l'agriculture bretonne"; Il s'agissait déjà de tirer la sonnette d'alarme sur la question des algues vertes. 20 ans après, les sirènes hurlent toujours. Et pourtant ce ne sont pas les expertises et les alternatives qui manquent.. Preuve que les champs du posible ne sont pas les champs du pouvoir. A nous, par notre capacité à mobiliser le 7 juin, d'agir sur les rapports de force et de défendre les intérêts et la place d'une Bretagne propre dans une Europe forte et solidaire.
Françoise RAMEL-FLGEUL, élue UDB Bro PONDI
COMMUNIQUE
André Pochon réagit après l’émission de Thalassa
Il est bien compréhensible que l’émission de Thalassa, entre autres la
séquence sur les algues vertes, provoque la colère de tous ceux qui
vivent du tourisme. Il n’en est pas moins vrai que ces algues sont là
chaque année, de plus en plus nombreuses, avec les coûts supportés par
la collectivité, le triste spectacle de leur étalement, leur puanteur et
les graves dangers pour notre santé clairement identifiés : la
décomposition des algues vertes tue !
Rien n’est pire que la politique de l’autruche, de nier la réalité, et
les algues ne sont que la partie visible de la pollution généralisée de
la baie de Saint-Brieuc.
Le Gouessant, l’Urne et l’Ic sont en contentieux avec Bruxelles pour
dépassement des taux de nitrates. Une lourde amende menace. La fermeture
de la station de l’Ic est effective. Le phosphore s’est accumulé dans
les sédiments de la baie pour des siècles. L’extraction des vases du
barrage de Saint-Barthélémy, chargées en phosphates et en cuivre, est
inévitable. Les coûts seront colossaux et se répercuteront sur ceux de
l’eau distribuée.
Plus grave encore, Bruxelles menace de fermer l’activité conchylicole,
la pêche et la baignade sur la baie de Saint-Brieuc pour pollution
bactériologique. L’économie maritime et touristique de notre région
s’effondrerait.
Voilà la triste situation. Et pourtant, les avertissements n’ont pas
manqué, tels ceux du Cabinet ASCA en charge du Plan départemental pour
l’environnement : « si le département persiste dans son modèle de
développement agricole, il va dans le mur, la seule alternative est dans
le modèle de développement initié par le CEDAPA ».
L’INRA, en collaboration avec le Conseil Général des Côtes d’Armor, a
expertisé entre 1993 et 1998 27 exploitations du CEDAPA. Les résultats
ont été publiés par l’INRA dans son livre « A la recherche de
l’agriculture durable ». Les taux de nitrates ont été réduits des deux
tiers, ceux des pesticides par 20 et les revenus ont augmenté.
On sait donc que faire : plus d’herbe, moins de maïs, fumier et compost
à la place du lisier, dates d’épandage en synergie avec la végétation,
pas de sols nus en hiver, arrêt des arasements et reconstruction des
talus, arrêt du drainage des sols humides et remise en herbe de ces
terres drainées et cultivées, interdiction des régulateurs de
croissances, de la monoculture et de la plasticulture, toutes mesures du
cahier des charges du CEDAPA, mesures nationales entérinées par
Bruxelles et qui donnent accès aux aides agri-environnementales.
La vérité est que le modèle de développement agricole dit productiviste
(la recherche du profit à partir d’une production de masse basée sur
l’azote, les pesticides, les aliments et les élevages
concentrationnaires) nous a mené dans l’impasse écologique totale mais
il nous mène aussi dans l’impasse économique. Nous sommes les derniers
de la classe pour le revenu par travailleur et ce sera pire demain car
il n’y aura plus de débouchés pour les œufs de poule en cage (c’est déjà
amorcé), les cochons sur caillebotis, la viande bovine et les produits
laitiers de vaches nourries au maïs et au soja. Les consommateurs, en
effet, sont de plus en plus sensibles au bien-être animal et à la qualité.
Il est urgent pour toutes ces filières de se reconvertir aux méthodes
d’élevage et d’agriculture durable si elles veulent éviter leur
effondrement avec toute la crise économique et sociale qui s’ensuivra
pour la région.
Il est urgent d’agir.
Des émissions telles que celle de Thalassa, en nous réveillant, sont
bénéfiques.
André POCHON
Vice-Président de VivArmor Nature
10 boulevard Sévigné, 22000 Saint-Brieuc - tél/fax : 02 96 33 10 57
site internet : http://pagespro-orange.fr/vivarmor - email :
vivarmor@orange.fr
Adhérent à France Nature Environnement
Françoise RAMEL-FLGEUL, élue UDB Bro PONDI
COMMUNIQUE
André Pochon réagit après l’émission de Thalassa
Il est bien compréhensible que l’émission de Thalassa, entre autres la
séquence sur les algues vertes, provoque la colère de tous ceux qui
vivent du tourisme. Il n’en est pas moins vrai que ces algues sont là
chaque année, de plus en plus nombreuses, avec les coûts supportés par
la collectivité, le triste spectacle de leur étalement, leur puanteur et
les graves dangers pour notre santé clairement identifiés : la
décomposition des algues vertes tue !
Rien n’est pire que la politique de l’autruche, de nier la réalité, et
les algues ne sont que la partie visible de la pollution généralisée de
la baie de Saint-Brieuc.
Le Gouessant, l’Urne et l’Ic sont en contentieux avec Bruxelles pour
dépassement des taux de nitrates. Une lourde amende menace. La fermeture
de la station de l’Ic est effective. Le phosphore s’est accumulé dans
les sédiments de la baie pour des siècles. L’extraction des vases du
barrage de Saint-Barthélémy, chargées en phosphates et en cuivre, est
inévitable. Les coûts seront colossaux et se répercuteront sur ceux de
l’eau distribuée.
Plus grave encore, Bruxelles menace de fermer l’activité conchylicole,
la pêche et la baignade sur la baie de Saint-Brieuc pour pollution
bactériologique. L’économie maritime et touristique de notre région
s’effondrerait.
Voilà la triste situation. Et pourtant, les avertissements n’ont pas
manqué, tels ceux du Cabinet ASCA en charge du Plan départemental pour
l’environnement : « si le département persiste dans son modèle de
développement agricole, il va dans le mur, la seule alternative est dans
le modèle de développement initié par le CEDAPA ».
L’INRA, en collaboration avec le Conseil Général des Côtes d’Armor, a
expertisé entre 1993 et 1998 27 exploitations du CEDAPA. Les résultats
ont été publiés par l’INRA dans son livre « A la recherche de
l’agriculture durable ». Les taux de nitrates ont été réduits des deux
tiers, ceux des pesticides par 20 et les revenus ont augmenté.
On sait donc que faire : plus d’herbe, moins de maïs, fumier et compost
à la place du lisier, dates d’épandage en synergie avec la végétation,
pas de sols nus en hiver, arrêt des arasements et reconstruction des
talus, arrêt du drainage des sols humides et remise en herbe de ces
terres drainées et cultivées, interdiction des régulateurs de
croissances, de la monoculture et de la plasticulture, toutes mesures du
cahier des charges du CEDAPA, mesures nationales entérinées par
Bruxelles et qui donnent accès aux aides agri-environnementales.
La vérité est que le modèle de développement agricole dit productiviste
(la recherche du profit à partir d’une production de masse basée sur
l’azote, les pesticides, les aliments et les élevages
concentrationnaires) nous a mené dans l’impasse écologique totale mais
il nous mène aussi dans l’impasse économique. Nous sommes les derniers
de la classe pour le revenu par travailleur et ce sera pire demain car
il n’y aura plus de débouchés pour les œufs de poule en cage (c’est déjà
amorcé), les cochons sur caillebotis, la viande bovine et les produits
laitiers de vaches nourries au maïs et au soja. Les consommateurs, en
effet, sont de plus en plus sensibles au bien-être animal et à la qualité.
Il est urgent pour toutes ces filières de se reconvertir aux méthodes
d’élevage et d’agriculture durable si elles veulent éviter leur
effondrement avec toute la crise économique et sociale qui s’ensuivra
pour la région.
Il est urgent d’agir.
Des émissions telles que celle de Thalassa, en nous réveillant, sont
bénéfiques.
André POCHON
Vice-Président de VivArmor Nature
10 boulevard Sévigné, 22000 Saint-Brieuc - tél/fax : 02 96 33 10 57
site internet : http://pagespro-orange.fr/vivarmor - email :
vivarmor@orange.fr
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