Conseil communautaire : le bilinguisme enfin en questions diverses
Il n' y aura pas de débat sur l'enseignement bilingue, sous prétexte que Pontivy Communauté n'a pas la compétence scolaire, mais la démarche initiée depuis novembre dernier par la section locale,UDB PONDI POURLET aura permis un premier échange public sur la question au sein du conseil communautaire, le mardi 6 octobre, à Neulliac.
Parole d'élue
Echange révélateur s'il en est, puisque, hormis les 2 élues UDB, aucun(e) élu(e) n'est intervenu pour conforter la revendication portée au nom des familles des 3 filières bilingues. Au contraire, confusion voulue ou opportune, les échanges ont porté uniquement sur la signalétique, des élus des communes gallo m'attaquant personnellement d'imposer le breton partout dans la signalétique routière. Ce à quoi j'ai pu répondre, sans difficulté, que je n'étais pas le conseil général et que j'étais moi-même du pays Gallo, exprimant ainsi le refus des amalgames un peu faciles et surtout contreproductifs.
Qui m'expliquera que face à un problème connu de longue date, 14 maires réunis régulièrement ne sont pas en mesure de poser les bases d'une réflexion sur l'enseignement bilingue, au même titre qu'ils réfléchissent à la question de la petite enfance ou des personnes âgées ? Ah pardon, là, il s'agit à terme de transférer des compétences. OK, et combien ça coûte ça ? 100 000 euros pour qu'un cabinet d'étude règle la question financière, juridique, administrative, en quelques mois. Très bien, c'est pratique ça. On peut donc budgéter, même si on n'a pas la compétence alors !
Ben, on n'a qu'à dire qu'on va transférer la part de compétence scolaire inhérente à l'enseignement bilingue (qu'on ne trasnfèrera pas au final, parce que trop galère), mais on aura déjà régler le problème du droit de pouvoir en parler à l'échelle intercommunale. Et tant qu'on y est, pourquoi pas mandater un bureau d'étude qui nous tirerait tout ça au clair, en toute transparence en quelques mois, une bonne fois pour toute ?
D'ailleurs, c'est écrit noir sur blanc désormais, dans le compte-rendu de la réunion de bureau du 7 juillet 2009 et la réponse faite par le Président de Pontivy Communauté à la section locale, "les élus des 24 communes reconnaissent l'importance de l'enseignement bilingue dans la sauvegarde des langues régionales."
Merci d'avoir eu le courage politique de cette prise de position collective en faveur du travail réalisé par les écoles, les enfants et ce pour une grande part, grâce à l'engagement militant des parents.
Il faut que cette affirmation se traduise désormais en volonté politique et en actes pour :
La question est donc : quel élu communautaire est prêt à s'engager publiquement pour soutenir les revendications légitimes des familles souhaitant scolariser leur(s) enfant(s) en bilingue ? Qui ne veut pas soutenir cette expression citoyenne ?
La section UDB Pondi Pourlet va continuer à oeuvrer pour que cette question, comme les autres, ne reste pas sans réponse.
Echange révélateur s'il en est, puisque, hormis les 2 élues UDB, aucun(e) élu(e) n'est intervenu pour conforter la revendication portée au nom des familles des 3 filières bilingues. Au contraire, confusion voulue ou opportune, les échanges ont porté uniquement sur la signalétique, des élus des communes gallo m'attaquant personnellement d'imposer le breton partout dans la signalétique routière. Ce à quoi j'ai pu répondre, sans difficulté, que je n'étais pas le conseil général et que j'étais moi-même du pays Gallo, exprimant ainsi le refus des amalgames un peu faciles et surtout contreproductifs.
Qui m'expliquera que face à un problème connu de longue date, 14 maires réunis régulièrement ne sont pas en mesure de poser les bases d'une réflexion sur l'enseignement bilingue, au même titre qu'ils réfléchissent à la question de la petite enfance ou des personnes âgées ? Ah pardon, là, il s'agit à terme de transférer des compétences. OK, et combien ça coûte ça ? 100 000 euros pour qu'un cabinet d'étude règle la question financière, juridique, administrative, en quelques mois. Très bien, c'est pratique ça. On peut donc budgéter, même si on n'a pas la compétence alors !
Ben, on n'a qu'à dire qu'on va transférer la part de compétence scolaire inhérente à l'enseignement bilingue (qu'on ne trasnfèrera pas au final, parce que trop galère), mais on aura déjà régler le problème du droit de pouvoir en parler à l'échelle intercommunale. Et tant qu'on y est, pourquoi pas mandater un bureau d'étude qui nous tirerait tout ça au clair, en toute transparence en quelques mois, une bonne fois pour toute ?
D'ailleurs, c'est écrit noir sur blanc désormais, dans le compte-rendu de la réunion de bureau du 7 juillet 2009 et la réponse faite par le Président de Pontivy Communauté à la section locale, "les élus des 24 communes reconnaissent l'importance de l'enseignement bilingue dans la sauvegarde des langues régionales."
Merci d'avoir eu le courage politique de cette prise de position collective en faveur du travail réalisé par les écoles, les enfants et ce pour une grande part, grâce à l'engagement militant des parents.
Il faut que cette affirmation se traduise désormais en volonté politique et en actes pour :
- assurer une réelle continuité de service public pour ce qui concerne Div Yezh, de la maternelle au bac (ce qui est loin d'être le cas actuellement)
- encourager la création de classes bilingues dans les communes pour assurer des effectifs plus conséquents au collège, puis au lycée
- considérer que tout enfant scolarisé en bilingue doit bénéficier du forfait scolaire, même s'il est scolarisé hors de la commune de résidence de ses parents
- agir pour lever ce qui freine actuellement le développement des filières, malgré une forte demande sociale (politique de recrutement, question des locaux mis à disposition ou loués, déficit d'information en direction des jeunes parents, absence de visibilité de l'offre éducative bilingue après le primaire, surcoût pour les familles extérieures en l'absence de politique de transport et en matière de tarif de restauration collective...)
La question est donc : quel élu communautaire est prêt à s'engager publiquement pour soutenir les revendications légitimes des familles souhaitant scolariser leur(s) enfant(s) en bilingue ? Qui ne veut pas soutenir cette expression citoyenne ?
La section UDB Pondi Pourlet va continuer à oeuvrer pour que cette question, comme les autres, ne reste pas sans réponse.
YA D'AR BREZHONEG, OUI AU BRETON,
OUI A L'ENSEIGNEMENT BILINGUE
OUI A L'ENSEIGNEMENT BILINGUE
Françoise RAMEL-FLAGEUL, conseillère communautaire UDB
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