Bernard et Henri sont tous les deux venus me chercher lors de précédents scrutins
A J- 8, le Télégramme refait le point sur le choix de candidatures offert à l'électorat local sur le canton de Pontivy. Occasion pour moi de me souvenir qu'il y a 3 ans, c'est Henri Le DORZE qui m'a sollicitée à la demande de Jean-Pierre LE ROCH pour que je m'associe à la majorité pontivyenne. Quelques années avant, alors que j'habitais encore le bourg de Noyal, j'avais décliné l'offre de Bernard DELHAYE qui souhaitait me voir dans son équipe.
Je suis contente d'avoir su faire les choix qui assurent aujourd'hui à une partie de la population la possibilité de faire entendre une voix différente dans le paysage politique. J'espère réunir suffisamment de votes pour pouvoir agir efficacement durant la 2ème partie de mon mandat municipal et intercommunal, la meilleure façon de peser sur les dossiers, d'être entendue et respectée, étant bien évidemment de créer la surprise. Chaque voix compte, merci pour votre confiance.
"Ensemble, nous avons les moyens de changer la donne."
Article paru dans Le Télégramme
Cantonales. Un fauteuil pour six !
Six candidats se présenteront devant les électeurs pour le premier tour des élections cantonales du dimanche 20mars. Un scrutin dominé par une inconnue majeure: le taux de participation.
18.891. C'est le nombre d'électeurs qui seront appelés aux urnes, dimanche 20mars, pour le premier tour des élections cantonales du canton de Pontivy. Mais, à l'heure du dépouillement, combien se seront effectivement déplacés vers les bureaux de vote pour effectuer un devoir citoyen? Et c'est bien là, la grande incertitude qui pèse sur ce scrutin. À défaut d'être devin ou de lire dans une boule de cristal, il est évidemment impossible de prévoir la participation. Analystes et spécialistes s'accordent toutefois pour prédire une abstention record... Une vision globale qui sera néanmoins contredite par des spécificités locales. N'empêche, si cette prévision se vérifie, il pourrait bien avoir de la casse au soir du premier tour. En effet, pour pouvoir se maintenir au second, les candidats devront au minimum recueillir les suffrages de 12,5% des inscrits (NDLR: lors des dernières élections ce seuil était de 10%).
Trois candidats à gauche et trois à droite
De réunions publiques en distribution de tracts sur les marchés, les candidats s'activent donc sur le terrain pour mobiliser les électeurs. Dans le canton de Pontivy, ils seront six (trois à gauche et trois à droite), à briguer un fauteuil convoité au sein de l'assemblée départementale. Candidat sortant, élu en 2004, Henri Le Dorze a finalement décidé de repartir pour un mandat écourté à trois ans pour cause de réforme électorale. Le représentant socialiste qui avait fait basculer ce canton à gauche, il y a sept ans, espère l'ancrer définitivement, même s'il avoue, «qu'en cas d'élection, ce mandat sera le dernier». Sur sa gauche, il devra faire face à deux candidates qu'il connaît très bien puisqu'elles siègent à ses côtés, dans l'équipe de la majorité du conseil municipal de Pontivy. Déjà candidate en 2004, la communiste Marie-Madeleine Doré-Lucas, a cette fois, pu unir sur son nom, les différentes forces du Front de gauche. Femme de conviction, elle milite «pour le changement, le renouveau et la vraie gauche... enfin celle qui ne tourne pas le dos aux classes populaires». Seconde femme en lice, Françoise-Ramel Flageul portera quant-à-elle, les couleurs d'une union devenue classique entre l'UDB et Europe Écologie-Les verts. Elle aussi adepte du franc-parler, elle veut dire «haut et fort qu'il est possible, sinon souhaitable et urgent, de changer nos manières de penser et d'agir, sans renoncer à notre qualité de vie». Multiples à gauche, les candidatures le seront également à droite. Représentant de la majorité départementale, Yvon Péresse se présente pour la première fois dans un scrutin uninominal. Élu pour la première fois aux municipales de Pontivy en 2008, il reconnaît «avoir un déficit de notoriété». Le verdict des urnes dira si celui qui veut «mettre ses convictions au service de la collectivité», aura réussi à le combler durant la campagne. Une chose au moins demeure certaine, l'homme compte bien s'inscrire dans le paysage politique. Se réclamant également de la majorité départementale, Bernard Delhaye, affiche en revanche une longue expérience des joutes électorales. Attaché à son indépendance, il avoue se situer «presqu'au centre» de l'échiquier politique. «C'est une position que j'aime bien, assure-t-il. On est proche de tout le monde et loin de personne. En politique, il y a des bonnes idées à gauche comme à droite». Enfin, comme le veut une tradition désormais bien établie, le Front National s'en remettra à un «parachuté», n'habitant par le canton, pour défendre ses couleurs. Officier de Marine à la retraite, Gérald Perrier est un habitué des scrutins cantonaux et même législatif, mais il ne s'était encore jamais présenté à Pontivy. Désormais, c'est fait!
- Dominique Perrot