Campagne électorale, il était une fois l'union de la gauche...
Après la déclaration en juillet de Marie-Madeleine Doré-Lucas, adjointe de l'actuelle majorité PS, annonçant publiquement qu'elle serait tête de liste, le PC nous informe cette semaine de sa position face à l'échéance des Municipales.
Question : si "ce que la gauche prépare, c'est pire que Sarkozy", selon l'expression reprise dans l'article ci-dessus, est-ce que le PC et Marie-Madeleine Dore-Lucas vont appeler à voter à droite au 2d tour ?
Difficile de croire cependant que manifester côte à côte à la manif citoyenne lors de l'inauguration du Spadium aurait créer des liens aussi inattendus !
Dans la même édition du Pontivy Journal paraissait également un article sur la négociation UDB-PS, une façon de rappeler aux citoyens que nous leur devons cette information, d'autant que certains nous ont exprimé qu'ils auraient préférer nous soutenir via une liste autonome. C'est aussi l'occasion de montrer aux (rares) médias qui jouent le jeu de tenir compte de l'existence de ce parti historique, de son électorat, que nous ne nous défilons pas devant les questions légitimes. L'UDB joue carte sur table, surtout quand ce qui est en jeu, c'est la question de savoir qui demain aura à Pontivy la main mise sur la gestion de nos finances publiques et des choix politiques qui impacteront notre qualité de vie.
D'ailleurs, dès juillet dernier, la section locale UDB avait donné mandat à l'élue pontivienne pour lancer les négociations, sur la base d'une alliance consolidée et d'une équipe d'élus UDB à même de défendre le bilan de la majorité sortante et de poursuivre le travail engagé par Françoise Ramel depuis 2008, et ce jusqu'en 2020. Eh oui, 2020 ! Cette information était déjà parue dans les colonnes du Pontivy Journal, avant même qu'une quelconque discussion sur un éventuel accord ne soit entamée.
A noter tout de même, qu'à Hennebont la négociation avec le PS est plus engageante qu'à Pontivy, puisqu'au premier tour, ce seront 5 candidat-es UDB qui seront en position éligible, avec un accord déjà assuré pour 3 postes au conseil municipal en cas de victoire au 2d tour, dont un-e adjoint-e et un-e délégué-e communautaire. Pourtant, la configuration est identique, à cette différence près que Pontivy reste, avec ses 15 000 habitants, une ville centre majeure en Centre-Bretagne, au coeur d'un vaste territoire rural, où les questions de développement économique et culturel se posent de façon accrue par rapport au reste de la Bretagne.
Le projet politique porté par l'UDB depuis 50 ans doit être défendu efficacement dans les futurs conseils municipaux et communautaires en Centre-Bretagne, comme il l'est partout ailleurs, au moins dans les grandes villes, à l'échelle des 5 départements bretons.