Dimanche, une voix + votre voix + la mienne + une voix +...pour rappeler l'urgence
En votant pour Eva Joly, dimanche, je veux dire le courage qu'il faut pour affronter des défis qui nous dépassent parce que le génie humain, à force de repousser ses limites et celles d'un monde qu'il considère à son service, ne sait pas faire avec les impacts de ses choix, de ses actes.
En votant pour Eva Joly, dimanche, je veux dire qu'accepter l'urgence, ce n'est pas céder à l'impuissance, au défaitisme, mais au contraire saisir la chance de remettre au coeur de nos systèmes les valeurs qui lui font aujourd'hui si cruellement défaut.
En votant pour Eva Joly, dimanche, je veux dire que le combat pour l'égalité, l'âme de la France que proclame avec éloquence François Hollande dans son spot de campagne, c'est d'abord le combat de la dignité. Or mettre en exergue les grands combats du passé en passant sous silence tous les combats qui ne sont pas livrés aujourd'hui, et le seront encore moins demain, si l'écologie politique ne pèse pas davantage sur l'échiquier français, ce n'est pas digne de celles et ceux qui souffrent de l'impuissance des Etats à mettre de l'ordre, là où la seule règle du jeu, c'est celle du profit et de la concurrence.
En votant pour Eva Joly, dimanche, je veux dire qu'il y a plus à gagner dans la diversité culturelle qu'à craindre en permanence ce qui menace mes intérêts. Je veux croire à la capacité des français de sortir de ce narcissisme et du dédain qu'on leur attribue partout en dehors de nos frontières, et je sais Eva Joly capable de tenir tête à toutes les lâchetés et les vilénies d'un monde politico-financier, dont on a pu tristement constater, à quel point il prend ses aises avec la loi et la morale. On nous a trop manqué de respect pour ne pas affirmer haut et fort, dimanche, notre soutien à la candidature la plus respectable qui soit parmi les dix qui sollicitent notre suffrage, celle d'une femme qui a choisi pour donner un sens à sa vie, la Justice, la France, la Bretagne et l'engagement désintéressé.
En votant pour Eva Joly, dimanche, je veux dire à mes enfants que nous ne baissons pas les bras et que nous sommes conscients, contrairement aux décideurs qui n'ont pas agi pour l'intérêt général, de la nécessité de gérer intelligemment un héritage aussi encombrant pour ne pas en décharger le poids, malhonnêtement, sur les générations futures. Je veux leur dire que nous sommes nombreux et que les sondages ne sont pas l'opinion publique, même si, force est de reconnaître qu'on leur fait la part belle pour qu'ils modèlent l'opinion.
Mais à qui profite l'illusion ?
Françoise RAMEL-FLAGEUL, élue UDB, PONTIVY