Echo de campagne : les Cantonales, parlons-en

Publié le par Françoise RAMEL-FLAGEUL

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Source : PONTIVY JOURNAL, 18 février 2011

 

4 conseillers municipaux pontivyens sont engagés dans la campagne des Cantonales. Seule la candidate UDB n'a pas cherché à tromper les électeurs en allant chercher dans une commune voisine la caution d'un suppléant. Pourquoi ?

Comme Henri Le Dorze, je suis conseillère communautaire, ce qui n'est pas le cas des 2 autres candidats pontivyens.

Henri Le Dorze est d'ailleurs le seul adjoint à siéger au conseil communautaire, en tant que bras droit de Jean-Pierre Le ROCH.

Avant d'habiter à Pontivy, j'ai investi et habité à Noyal-Pontivy. A l'époque, Bernard DELHAYE était venu me solliciter pour le soutenir dans une élection. En tant que militante de gauche, j'avais refusé bien que réellement désireuse de m'impliquer dans la vie locale. J'ai également habité à Guern, et mes enfants ayant toujours été scolarisés dans des filières bilingues (publique et Diwan), je sais ce que c'est que d'habiter à la campagne et d'être tributaire de la Ville-centre pour tout ce qui relève de l'éducation, des services, du travail...

C'est pourquoi je ne regarde pas le développement de notre territoire à travers le prisme de la Ville-centre où je suis élue depuis 2008. Je sais que cela dérange, mais je n'ai pas changé parce que j'habite à Pontivy, je suis et reste une élue qui s'intéresse avant tout au devenir de l'espace rural et à la façon dont la jeunesse peut ou pourra prendre le relais; Pontivy Journal souligne avec justesse que c'est Europe Ecologie et l'UDB qui présente les plus jeunes candidats. Ce n'est pas un hasard.

Serge Brielle et moi-même avons à prendre le relais de la génération qui a soutenu, accompagné des logiques de développement dont il faut aujourd'hui assumer la facture, sociale d'abord, écologique, bien sûr, mais aussi culturelle, et c'est tout aussi grave, voire irréversible.

Il ne s'agit pas de cibler tel ou tel, pour lui renvoyer sa responsabilité et se dédouaner, nous sommes tous responsables, mais je reste perplexe quant à la capacité de changement de ceux qui jusque là n'ont pas montré une grande dilligence à revoir leur mode de gestion des problèmes.

Le travail que j'ai effectué au Pays en faveur d'une vraie dynamique intercommunale, où les communes rurales ont leur mot à dire et sont entendues, est la meilleure preuve de ma capacité à défendre leurs intérêts au sein de l'assemblée départementale et la garantie d'un réel changement dans les pratiques.

Je note d'ailleurs avec une réelle satisfaction que ce sont 2 élues référentes Culture qui ont accepté de soutenir des candidats. Créer ce réseau d'élu-es à l'échelle des 45 communes est la première décision que j'ai prise en tant que femme associée au bureau du Pays, où je suis la seule élue ET "le seul élu" non maire à pouvoir participer aux débats et aux prises de décision;

Pour aborder de façon globale cette question de la difficulté qu'ont les femmes d'accéder aux postes à responsabilité que ce soit dans le monde politique, mais aussi dans le monde associatif (il n'ya qu'à regarder la composition de l'OMS à PONTIVY, miroir de notre société qui contraint les femmes à demeurer dans des statuts très conventionnels,

rendez-vous le JEUDI 10 mars, au Palais des Congrès, pour la projection du film de Luc DECASTER "ETAT D'ELUE".

A l'occasion du 1er anniversaire de la sortie nationale de ce documentaire qui aborde les coulisses de la vie d'une femme élue, maire et vice-présidente au conseil général 44, Françoise VERCHERE, je fêterai pour ma part, avec vous, mon premier mi-mandat d'élue.

A l'issue de la projection, vous pourrez échanger avec Françoise Verchère, mais aussi Nelly Fruchard, maire de Plescop, élue ce samedi à Pontivy, présidente de l'Asssociation des élus progressistes bretons.

 



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