Intervention de l'UDB lors du meeting de fin de campagne de Daniel Le Couviour
A l’UDB, nous sommes clairs et déterminés. Capable de nous opposer, de dénoncer, prompts à alerter les élus et l’opinion, nous sommes surtout des praticiens de l’action locale et régionale, formés, informés, engagés. J’ai joué ce rôle pendant 6 ans, minorité isolée au sein de la majorité, et j’ai beaucoup appris. C’est donc avec la certitude qu’il en fera bon usage que je donne ma voix à mon ami Daniel.
Car l’urgence aujourd’hui veut que soient gérés autrement que dans la surenchère les conflits ouverts ou pernicieux. L’opacité dans les prises de décisions que j’ai dénoncée souvent n’a pas empêché de belles réalisations, certes, mais elle est bel et bien un frein à l’efficacité. En jetant discrédit et suspicion sur nos capacités à anticiper, à construire des politiques publiques économes, adaptées aux besoins, cohérentes et porteuses de sens pour les habitants du territoire, les incompréhensions ont nourrit le désamour entre une population et ses représentants élus.
Avec Daniel Le Couviour, je peux croire à une nouvelle gouvernance possible, à la Ville comme à Pontivy Communauté, au Pays, au SITTOM-MI. Nous avons une obligation de réussite et de résultat dans ce domaine, tant à l’échelle de nos quartiers, que pour s’assurer d’une plus grande proximité entre intercommunalité et usagers. Toute déperdition d’énergie est un gaspillage évitable et coûteux pour la collectivité. Or la plus belle énergie que je connaisse : c’est la CONFIANCE.
On ne construit pas un projet politique sur l’opposition systématique. J’ai le regret d’une campagne qui a montré ses limites sur ce point. D’abord parce que les propos des candidats, hormis Daniel, se sont d’emblée focalisés sur des critiques sans qu‘on voit très bien quelles alternatives étaient proposées aux citoyens, avec pour finir des programmes largement inspirés de celui que nous proposons de mettre en œuvre avec vous. Ensuite parce que la campagne n’a pas permis de rassurer suffisamment, je crois, sur la nécessité pour nos communes de construire un contrat d’avenir territorial engagé clairement dans le développement durable et solidaire.
La ville centre ne pourra pas seule donner tout son sens au projet de communauté d’agglomération et de Pays d’Art et d’Histoire. Au-delà des enjeux strictement financiers, c’est toute une population qui doit se sentir concernée par les choix qui seront opérés par les élus, sur la base d’un débat dépassionné pour ne garder à l’esprit que l’intérêt collectif à défendre à une échelle plus grande. Il y a dans notre programme 2014-2020 de vraies raisons d’espérer, une vraie valeur ajoutée à partager.
S’il n’y avait qu’une promesse à faire, ce serait celle de ne pas décevoir. Les urgences sont grandes et les attentes à satisfaire légitimes.
Donnez-nous dès dimanche le mandat de peser utilement dans le paysage régional, pour y défendre avec notre regard singulier de ruraux des questions d’aménagement, d’innovation, d’emploi, de solidarité envers les plus démunis, les plus fragiles, mais aussi pour promouvoir la jeunesse, l’éducation, l’ouverture au monde et la diversité culturelle.
Ce qui fédère nos militants à l’UDB, c’est une utopie réaliste : celle d’une Bretagne réunifiée, forte, créative, autonome, dans une Union européenne des régions et non pas des Etats. Une Europe plus démocratique, capable de jouer un rôle politique de premier plan dans les équilibres géopolitiques mondiaux, sans laisser dans l’ombre l’énergie anonyme des territoires et des citoyens qui font sa richesse.
Pontivy a été cette ville d’Europe emblématique par le passé, au temps des Rohan, au temps de Napoléon, je sais qu’elle peut devenir au XXIème siècle l’emblème de la reconquête par les territoires ruraux de marges de manœuvres qui leur font cruellement défaut. Le poids accru des métropoles ne fera que renforcer des rapports de force déjà outrageusement déséquilibrés.
Combien de vies brisées ici, d’avenir bouché pour nos jeunes, et pour quoi ? Pour servir docilement la logique d’organisations internationales qui dominent les marchés ! Vivre, travailler et décider au pays est un vieux slogan de l’Union Démocratique Bretonne, pour autant il n’a rien perdu de son actualité, de sa pertinence. Et la Bretagne n’a pas encore fini de surprendre par sa capacité de mobilisation, entrainant avec elles des mouvements de protestation d’une plus grande ampleur.
Remettons l’humain, l’envie, et la culture au cœur du débat, luttons contre l’asphyxie de l’initiative, contre des systèmes déconnectés des dynamiques locales, défendons les valeurs de l’action collective, l’esprit d’innovation, et vous verrez, nous aurons des débats qui renverront peut-être la question du commerce à des enjeux autres que la seule question de l’attractivité et de l’implantation !
Car ce qui est grave, pour penser un développement plus équitable, c’est de continuer à débattre ici de l’agrandissement des zones commerciales et d’être impuissants face aux décisions iniques de l’Etat qui décrète le désert judiciaire en Centre-Bretagne, un Etat et un département qui maintiennent toute une population dans un état de dépendance à l’égard d’autre lieux de décision où sont déjà concentrés les richesses, le savoir et le pouvoir. Nous avions déjà une gare fantôme, maintenant nous avons le pont fantôme et si nous ne faisons rien, il est probable qu’un grand groupe industriel va détruire sous peu le seul abattoir qui reste sur notre secteur, au moment même où nous nous engageons à soutenir les filières locales.
Avec Eau du Morbihan, la droite morbihannaise a réussi à nous déposséder de notre plus précieuse richesse : la production d’eau. Et c’est sans état d’âme aucun que ces mêmes élus de droite veulent faire de notre ville un lieu de transit de 60 000 tonnes de déchets par an : Degemer mat e Pondi, bienvenue à Pontivy, l’un des 100 plus beaux détours de France ! Belle promotion, en effet, Monsieur Goulard, et surtout beau travail de manipulation de l’opinion.
D’ici 2020, Pontivy aura changé de visage, c’est une ville qui se métamorphose sous nos yeux sans qu’on mesure vraiment à quel point cela va très vite. Reste à savoir si ces transformations ressemblent au projet de société que nous voulons bâtir avec les nouvelles générations. Subir n’est pas choisir, et choisir, ça s’apprend. Pour faire le choix d’une Ville innovante, dynamique, accueillante, responsable et solidaire, il faut remplir trois conditions étroitement liées : la volonté politique, la cohérence entre le discours et les actes, la cohésion entre une équipe municipale compétente, motivée, réactive et une société civile associée, mobilisée, force de proposition.
Quand la complémentarité, l’intérêt commun, prime sur les points de vue forcément différents, tout le monde y gagne. Daniel a la vision nécessaire pour nous aider à aller plus loin collectivement, car en bon professionnel de terrain, concret, pragmatique, il sait inscrire cette vision d’avenir dans l’économie réelle. Cela demande des qualités d’écoute, de persuasion, de patience que j‘apprécie chez lui. Ensemble, nous avons la conviction chevillée au corps que la réussite liée à une bonne décision n’est totale que quand elle est partagée. Nous savons aussi que l’échec lié à une mauvaise décision, ou un mauvais timing, peut toujours être évité si on sait reconnaître à temps que l’on s’est trompé, pour rectifier le tir.
Les pontivyens ont conscience du travail considérable qu’ont réalisé les élus sur leur territoire. C’est bien mal les connaître que de leur vendre des salades et ils le prouveront à travers les urnes, je suis confiante. Mais ils sont sensibles, et je leur donne raison, aux arguments qui pointent du doigt certaines erreurs d’appréciation.
Aimer sa ville, c’est savoir respirer avec elle. Ton projet, Daniel, c’est la réponse concrète dont chacun pourra s’emparer pour dire son attachement à Pontivy, le plaisir d’y habiter, d’y apprendre, d’y travailler, d’y élever des enfants, d’y transmettre sa passion, d’y accueillir, d’y créer, d’y faire la fête, d’y finir sa vie, avec tous les soins et l’accompagnement humain que cela suppose. L’envie d’une belle vie, d’une belle ville, nous l’avons tous, se donner les moyens d’y parvenir, c’est déjà plus compliqué, mais il ne tient qu’à nous, citoyens, de mettre aux responsabilités celles et ceux qui auront à cœur de mieux valoriser encore les potentiels de PONTIVY et d’en faire profiter l’ensemble de notre territoire.
Dimanche je vote en confiance et je vous invite à faire de même,
pour vous et vos enfants, pour Daniel, pour la ville qu’on aime !
Aveit Pondi, aveit Breizh, aveit Yaouankiz
Pour Pontivy, pour la Bretagne, pour la Jeunesse