Langue bretonne : des emplois en progression constante, une réalité mal connue
Jeudi dernier à Vannes, Françoise Ramel-Flageul, élue UDB à Pontivy, a participé à la réunion consacrée à l'emploi en langue bretonne qui se déroulait aux Palais des Arts de Vannes.
Si Pôle Emploi ne reconnaît toujours pas le breton comme une compétence, contrairement à d'autres langues, ce qui impacte évidemment la capacité de cette structure d'intérêt général à mettre en relation l'offre et la demande, un des diplômes de l'Education nationale permet de franchir un nouveau cap.
http://www.education.gouv.fr/cid55748/le-diplome-de-competence-en-langue-dcl.html
Il y a 30 ans, départ de la courbe exponentielle des emplois en langue bretonne, nous en étions à ZERO. Le travail accompli est considérable et démontre la portée économique d'une filière d'emploi trop souvent confinée dans les esprits au domaine de l'enseignement.
Or, comme en témoigne Lionel Buannic, le breton est une langue de travail comme une autre, que l'on soit en tournage à Strasbourg sur le site d'une entreprise ou dans un studio de doublage en Bretagne.
Site des structures employeuses présentes à Vannes
http://www.divskouarn.fr/index.php?rub=babigou_breizh_
http://www.radio-bro-gwened.com/
L'élue locale du Pays de Pontivy est intervenue sur la notion de droits culturels, l'importance d'encourager la création via à la diversité culturelle et réciproquement, la nécessité dans un monde incertain et de plus en plus complexe de ne pas fondre les potentiels dans un même moule, niant ainsi la capacité propre à chaque culture d'inventer les modèles qui lui sont propres et de les faire évoluer selon ses propres valeurs.
Renforcer la dynamique autour de la filière d'emploi en langue bretonne, c'est un acte de confiance dont nous ne pouvons pas nous passer aujourd'hui, c'est un acte politique qui dit clairement que la Bretagne n'entend pas être reléguée au rang des économies négligeables.