Le Conseil régional de Bretagne s'invite en Pays de Pontivy
Bruno SERVEL, maire de Kergrist (56), le 12 janvier 2011, accueille la commission Culture
du Conseil régional de Bretagne et la quinzaine d'acteurs locaux venus présenter le projet Mil Tamm.
Le 27 novembre dernier, Jean-Michel Le Boulanger, vice-président en charge de la Culture, avait répondu à l'invitation du Conseil de développement à l'occasion d'une rencontre à destination des élu-es des 45 communes du Pays de Pontivy, ayant pour thème "La Culture, facteur de développement local".
La présence de plus de 50 maires et conseillers parmi la centaine de participants aux échanges avait permis de démontrer la capacité de mobilisation générée par la dynamique collective engagée depuis 2008 avec l'arrivée de nouveaux élus au Pays, puis confortée par l'embauche d'une chargée de mission Culture, dès janvier 2009, grâce au soutien financier de la Région et de la DRAC.
Désireux de saisir les clés de ce succès, d'identifier les difficultés à sumonter pour encourager d'autres territoires bretons à oser cette mise en synergie d'acteurs d'horizons différents, mais partageant une même ambition à l'échelle de 4 communautés de communes, Jean-Michel Le Boulanger a donc sollicité une rencontre dans le cadre des travaux de la commission Culture.
Dans une petite salle polyvalente de campagne, réhabillée pour l'occasion par l'élu référent Culture de la commune, professionnel du spectacle, se sont donc retrouvés cet après-midi des élus régionaux, l'équipe technique du Service Culture de la Région et une quinzaine d'acteurs locaux : elu-es, représentants du conseil de développement, artistes, responsables et salariés associatifs, professeur d'éducation socioculturelle, accompagnés de la directrice du Pays, Fanny Pohardy et de la chargée de mission Culture Sylvie Tiger.
Pour l'élue en charge du dossier, Françoise Ramel-Flageul, cette présentation à plusieurs voix a été l'occasion de rappeler l'importance du portage politique dans un projet de territoire.
"Pour faciliter l'émergence de nouvelles pratiques, il faut activer un certain nombre de leviers : l'innovation, l'interconnaissance et la mise en réseau des acteurs, l'exigence, la légitimité. Il faut rassurer, fédérer, expliquer et créer les conditions pour que chacun se sente acteur de la démarche, co-constructeur d'un savoir-faire collectif qui s'apprend dans la réalité de la rencontre, dans la génèse de l'action."
Mil Tamm n'en est qu'au tout début de l'aventure, mais cette dynamique, l'enthousiasme qu'elle suscite, apportent déjà un éclairage pertinent sur la capacité des espaces ruraux à initier des formes d'actions collectives efficaces et économes, concilant ancrage au territoire et ouverture à l'autre.
Encore faut-il que la coordination et l'existence d'espaces de concertation soient posés comme des préalables incontournables, pour ne pas se limiter à l'addition des compétences et des actions, en retombant dans les travers des logiques sectorielles. Tirer le meilleur parti de l'intelligence collective implique d'accepter qu'une partie du processus nous échappe, en même temps que l'on prend conscience de notre plus grande capacité d'action au service des bénéficiaires de toute politique culturelle, que sont les habitants du territoire.