Malguénac vote le forfait scolaire pour un enfant scolarisé à Diwan

Publié le par Françoise RAMEL-FLAGEUL



Communiqué de presse de UDB Pondi-Pourlet

Le 22/11/2009


Diskouez a ra Kuzul-kêr Malgeneg an hent da zerc’hel d’hor yezhoù.

Malguénac montre la voie à suivre pour que vivent nos langues.


 

La section UDB Pondi Pourlet et les 2 conseillères communautaires UDB saluent l'initiative prise en conseil municipal par la commune de Malguénac qui vient de décider de verser le forfait scolaire pour un enfant scolarisé en classe bilingue à Pontivy (Skol Diwan Bro Pondi). C'est le cas dans  d'autres territoires bretons. C'est une première ici. 


Cette décision consiste à reconnaître que l'offre éducative n'existant pas sur la commune, il est juste de participer à son soutien à l'échelle du territoire. Elle devrait devenir la règle que s’applique chaque commune.


Le 14 novembre 2008, à Cléguérec, l’UDB avait engagé le débat public sur l'avenir des filières bilingues. En février puis juin 2009 elle interpellait les 24 maires de Pontivy Communauté et plus particulièrement Jean-Pierre Le ROCH, Président de l'intercommunalité, et Maire de la Ville centre. Celle-ci concentre la majorité des effectifs bilingues, mais seulement une centaine d'enfants, dont la moitié à Diwan, dans un pays historiquement bretonnant. Rappellons que Redon en plein pays gallo, et, sans Diwan, scolarisent plus de 250 enfants en filière bilingue. C'est dire l'inertie et les freins auxquels doivent faire face ici les familles et les classes bilingues depuis tant d'années, dans l'indifférence la plus totale des institutions.


Merci donc à Pierre Le PIPEC, maire de Malguénac, et à son équipe d'avoir enfin entendu l'appel des familles et d'avoir eu le courage de rompre avec un concensus qui consistait, pour les Maires, certes à être solidaires,  mais dans une posture défensive et immobiliste : " Non, l'avenir de l'enseignement bilingue, ce n'est pas de notre ressort. Non, nous n'avons pas à payer le forfait scolaire pour des enfants qui ne sont pas scolarisés dans la commune".


Or, l'avenir des classes bilingues passent nécessairement par une solidarité offensive et un principe d'équité admis et validé à l'échelle du territoire. L’argument que Pontivy Communauté n'ait pas la compétence pour avancer sur cette question n'est qu'une nième façon de voter en touche. Une initiative du Conseil Communautaire de la Communauté de Communes du Centre Trégor (*) prouve que la volonté et le courage politiques permettent d’imaginer des solutions aux obstacles réputés incontournables. Il revient également à chaque équipe municipale d'affirmer clairement son soutient ou son opposition à une offre de service qui contribue à l'attractivité de notre région et répond à une demande des familles. La section UDB Pondi Pourlet rappelle aux communes qui refuseraient d’appliquer le paiement du forfait scolaire pour les enfants scolarisés à Pontivy, Noyal-Pontivy ou Cléguérec, qu'elles peuvent faire appel à la compétence des 3 filières (Div Yezh, Dihun, Diwan), pour étudier la faisabilité d'une ouverture de classe bilingue sur leur juridiction. 


Alors que que les élues UDB, Martine Auffret et Françoise Flaguel, sollicitaient Monsieur Le Président de Pontivy Communauté pour que les questions soulevées soient débattues au sein du bureau communautaire, le dossier à été confié à la commission Communication. Nous attendons les résultats de cette réflexion. Elle ne dispensera toutefois pas les élus d'étudier sérieusement les leviers possibles pour renforcer la prise en compte des langues régionales, breton et gallo et leur transmission, sur la base de ce qui se fait ailleurs dans d'autres intercommunalités


 (*) Pour information, le 30 mars 2009, le Conseil Communautaire de la Communauté de Communes du Centre Trégor a décidé de verser à la commune de Cavan un fonds de concours concernant le fonctionnement de son école dont le développement de la filière bilingue génère des nouvelles charges pour le budget de la commune.


Daniel Garrin, pour la section UDB Pondi-Pourlet, daniel.garrin@wanadoo.fr, tél : 02 97 27 62 58

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article