Paul Molac ne doit pas rester l'exception qui confirme la règle
Ces élections Législatives marquent un moment historique, pour la Bretagne, certainement, pour les bretonnes et les bretons, c'est moins sûr.
Je crois, que le moment d'euphorie passé, et la victoire fêtée comme il se doit, il revient non pas de se réjouir de pouvoir enfin compter sur l'engagement reconnu par tous de Paul Molac, mais de s'indigner de la difficulté à faire exister à l'intérieur des appareils politiques français, quels qu'ils soient, l'expression citoyenne que nous défendons au sein de Régions et Peuples solidaires et de l'Union Démocratique Bretonne.
Certains électeurs s'interrogent à juste titre sur le décalage entre les pourcentages obtenus par les partis en présence et le nombre de sièges, mais au-delà de la question sur-médiatisée du FN, combien sommes-nous à ne pas nous reconnaître dans les assemblées élues ?
Comment rappeler à nos concitoyens que les revendications pour la Bretagne ne seront portées et écoutées que lorsque nous aurons des élu-es plus nombreux, à même de défendre un projet de société à la fois respectueux des ressources et de l'humain, soucieux de défendre une économie de la contribution contre la pensée unique du modèle marchand, générateur de conflits et d'asservissement de toute sorte.
Les nouveaux députés élus en Bretagne dimanche oseront-ils, sauront-ils, être les moteurs d'un débat démocratique minoré depuis trop longtemps au nom de valeurs républicaines qui nient la diversité culturelle dans notre pays, quand cette même diversité fonde l'existence du projet européen ? Quand cessera-t'on, dans notre nation, de cliver l'économique et le culturel, comme si ces deux approches ne relevaient pas des mêmes fondamentaux et n'impactaient pas nos quotidiens au même niveau ?
Le cadre réglementaire européen a déjà décidé, et depuis longtemps, de réduire la culture à sa dimension marchande et concurrentielle, la France n'a pas défendu d'autres visions et s'est contentée de défendre son industrie culturelle, au nom d'un principe devenu célèbre, mais dont on oublie à quelle idéologie ultralibérale il se réfère : l'exception culturelle.
Le changement, maintenant, implique d'aller au fond de nos contradictions individuelles et collectives. Paul Molac, par son engagement politique, par cette victoire plus qu'emblématique, ouvre une nouvelle voie à toutes celles et ceux qui adhèrent aux valeurs que nous partageons avec Paul, mais considèrent que l'UDB n'a pas besoin de leur soutien.
Je crois, que le moment d'euphorie passé, et la victoire fêtée comme il se doit, il revient non pas de se réjouir de pouvoir enfin compter sur l'engagement reconnu par tous de Paul Molac, mais de s'indigner de la difficulté à faire exister à l'intérieur des appareils politiques français, quels qu'ils soient, l'expression citoyenne que nous défendons au sein de Régions et Peuples solidaires et de l'Union Démocratique Bretonne.
Certains électeurs s'interrogent à juste titre sur le décalage entre les pourcentages obtenus par les partis en présence et le nombre de sièges, mais au-delà de la question sur-médiatisée du FN, combien sommes-nous à ne pas nous reconnaître dans les assemblées élues ?
Comment rappeler à nos concitoyens que les revendications pour la Bretagne ne seront portées et écoutées que lorsque nous aurons des élu-es plus nombreux, à même de défendre un projet de société à la fois respectueux des ressources et de l'humain, soucieux de défendre une économie de la contribution contre la pensée unique du modèle marchand, générateur de conflits et d'asservissement de toute sorte.
Les nouveaux députés élus en Bretagne dimanche oseront-ils, sauront-ils, être les moteurs d'un débat démocratique minoré depuis trop longtemps au nom de valeurs républicaines qui nient la diversité culturelle dans notre pays, quand cette même diversité fonde l'existence du projet européen ? Quand cessera-t'on, dans notre nation, de cliver l'économique et le culturel, comme si ces deux approches ne relevaient pas des mêmes fondamentaux et n'impactaient pas nos quotidiens au même niveau ?
Le cadre réglementaire européen a déjà décidé, et depuis longtemps, de réduire la culture à sa dimension marchande et concurrentielle, la France n'a pas défendu d'autres visions et s'est contentée de défendre son industrie culturelle, au nom d'un principe devenu célèbre, mais dont on oublie à quelle idéologie ultralibérale il se réfère : l'exception culturelle.
Le changement, maintenant, implique d'aller au fond de nos contradictions individuelles et collectives. Paul Molac, par son engagement politique, par cette victoire plus qu'emblématique, ouvre une nouvelle voie à toutes celles et ceux qui adhèrent aux valeurs que nous partageons avec Paul, mais considèrent que l'UDB n'a pas besoin de leur soutien.
Or, et le succès actuel du PS qu'on disait mort il n'y a encore pas si longtemps, le démontre bien, un parti n'est rien s'il ne rencontre pas à un moment de son histoire une large expression populaire qui consent à lui confier les responsabilités auxquelles il prétend. Ce moment, c'est à nous d'en décider, et à nous seuls.
La gauche est au pouvoir, vive la gauche, mais ces élections en témoignent, la classe politique ne s'est pas encore suffisamment renouvelée pour impulser à toutes les échelles de décision de nouvelles modalités de concertation et d'action.
Alors oui, comme nous tous, je me réjouis de ce qui s'est passé hier et a fortiori à Ploermel, mais je n'oublie pas les traces que laissera cette campagne et les risques majeurs qu'elle a fait planer sur notre avenir.
Quand tant de gens s'excluent, à l'heure du vote, du débat démocratique, il est urgent d'en appeler à la mobilisation citoyenne pour que l'élection d'hier soit l'opportunité d'une évolution significative dans la façon dont nous pouvons, ensemble, dans un effort conjoint de la société civile et de ses représentant-es élu-es, reprendre en main notre destin commun
La gauche est au pouvoir, vive la gauche, mais ces élections en témoignent, la classe politique ne s'est pas encore suffisamment renouvelée pour impulser à toutes les échelles de décision de nouvelles modalités de concertation et d'action.
Alors oui, comme nous tous, je me réjouis de ce qui s'est passé hier et a fortiori à Ploermel, mais je n'oublie pas les traces que laissera cette campagne et les risques majeurs qu'elle a fait planer sur notre avenir.
Quand tant de gens s'excluent, à l'heure du vote, du débat démocratique, il est urgent d'en appeler à la mobilisation citoyenne pour que l'élection d'hier soit l'opportunité d'une évolution significative dans la façon dont nous pouvons, ensemble, dans un effort conjoint de la société civile et de ses représentant-es élu-es, reprendre en main notre destin commun
Françoise Ramel-Flageul, élue UDB, Pontivy

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