Echo de campagne : retour sur l'actu de janvier

Publié le par Françoise RAMEL-FLAGEUL

Parmi mes diverses activités d'élue locale, je participe bien évidemment à toutes les instances décisionnaires (conseil municipal, à Pontivy, conseil communautaire, pour Pontivy Communauté, comité syndical, pour le Pays de Pontivy).

Pourtant, il faut savoir aussi parfois s'inviter à d'autres temps tout aussi importants de la vie de ces instances, dont les décisions, le mode de gestion impactent notre quotidien et font vivre un nombre non négligeable de salarié-es sur notre territoire.

C 'est ce que j'ai osé faire pour la première fois cette année, en décidant que j'avais le droit en tant qu'élue communautaire d'assister  à la cérémonie des voeux et remise de médailles organisée pour le personnel de la communauté de communes (information attrapée le jour même à la volée dans les couloirs du conservatoire de musique).

J'ai pu ainsi marquer poliment mon désaccord sur cette façon décomplexée qu'ont nos responsables politiques locaux et le premier d'entre eux, Jean-Pierre Le ROCH, de ne pas informer les représentants du peuple de la vie de nos collectivités. Par ma présence, j'ai aussi voulu marquer symboliquement que les femmes font aussi parti du paysage et qu'il peut être parfois indécent de continuer à nier cette réalité en politique.

Au-delà de l'anecdote, il me semble en effet important que cette campagne des Cantonales soit l'oportunité d'alerter nos concitoyens sur les limites d'une démocratie soi-disant représentative, qui ne reconnaît pas, de fait, la nécessité de faire une place plus grande aux jeunes, aux femmes, aux différentes composantes de la société civile.

C'est pourquoi, pour ma part, je me suis engagée depuis 2008, à l'échelle Pays, à faire vivre et à promouvoir l'expression d'une démocratie participative. Cette ambition partagée par un grand nombre d'acteurs locaux est désormais aussi portée par un nombre croissant d'élu-es des commnunes rurales (le Pays de Pontivy compte à peu près 800 élu-es pour 45 communes).

Vous pourrez lire ci-dessous (Source : Ouest-France) le vif intérêt exprimé par Jean-Michel Le Boulanger, élu Culture à la Région, venu à notre rencontre par deux fois déjà : le 27 novembre, à St-Gonnery, à l'occasion du premier temps fort à destination des élus locaux sur "la Culture, facteur de développement local" et le 12 janvier dernier, à Kergrist, pour vérifier la faisabilité de démultiplier l'initiative à l'échelle régionale (voir article sur ce blog).

Bien sûr, l'efficacité démontrée en un labs de temps record via Mil Tamm (nom donné par les acteurs locaux à l'Agenda 21 de la Culture) est avant tout une réussite collective, mais elle démontre que le portage politique d'une ambition, articulée à un dispositif réfléchi en terme de mobilisation des énergies locales, est une alternative crédible au fatalisme ambiant, au désengagement citoyen, généré par une défiance généralisée dans la classe politique. Cette efficacité souligne aussi, en terme de méthode et de résultat, les effets différents que produisent à travers un Agenda 21 la simple consultation des citoyens ou la concertation qui permet d'impulser réellement des postures de co-construction et  de coopération intercommunale (laquelle peine encore à faire ses preuves dans les instances communautaires, pourtant crées pour cela).

 

Oui, nous pouvons choisir notre façon de changer et d'accompagenr les changements qui nous sont imposés, qu'on le veuille ou non, par les réalités économiques et financières, mais surtout - à condition d'être honnête et clairvoyant - par la fin d'un système basé sur des valeurs qui n'apportent  à l'individu, ni bonheur, ni sécurité, même si nos vies occidentales sont sans commune mesure avec le quotidien vécu par une majorité d'individus sur le globe.

Oui, il nous faut choisir, entre renouveler notre confiance à des élus sortants, avec des références calquées sur le système qu'ils ont eux-mêmes contribué à mettre en place et à maintenir, ou saisir l'opportunité de mettre de nouveaux élus  en place, des hommes et des femmes convaincu-es et à même d'influer véritablement sur le cap à prendre pour négocier les virages délicats d'un monde en pleine mutation.

A mes yeux, agir pour un développement véritablement durable et solidaire, passe par ce préalable incontournable : retrouver la confiance en nos capacités d'action, en notre intelligence collective. Pour cela, il faut faire évoluer les pratiques,  initier de nouveaux processus de décision, tout en conservant à l'élu-e sont rôle de garant de l'intérêt général et de la bonne gestion des finances publiques.

Françoise Ramel-Flageul, élue UDB, Pontivy

  

Pour aller plus loin, Vincent Peillon, Edgar Morin, deux penseurs nous aident à comprendre

http://www.franceculture.com/emission-les-matins-eloge-du-politique-2011-01-24.html

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/sept-neuf/index.php?id=100581

 

CCI30012011 00000

 

 

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