L'UDB entend bien mobiliser l'opinion avant le 26 mars !
Plan départemental Déchets
Un choix politique qui hypothèque l’avenir
La section locale UDB Pondi Pourlet, réunie vendredi soir, salue le positionnement des deux élus pontiviens lors du vote du plan départemental concernant l'organisation des filières de traitement des déchets, jeudi 28 février.
Les militants s'étonnent qu'en réaction à l'intervention de Françoise Ramel, le président du SITTOM-MI ait préféré condamner la dimension politique du propos plutôt que d'apporter des réponses, même partielles, aux trois demandes exprimées par la conseillère communautaire : le report du vote pour s'assurer d'une plus grande transparence dans le débat sur ce dossier, la possibilité d'associer à la décision les communes directement touchées par l'éventualité d'un doublement du tonnage à incinérer, la présentation d'un scénario alternatif mettant tout en œuvre pour réduire la quantité de déchets et rester dans les missions actuelles du SITTOM-MI : le traitement des ordures ménagères.
L'UDB Pondi-Pourlet rappelle que cette question des déchets est par nature un sujet éminemment politique, que les filières de traitement génèrent des profits non négligeables, or c'est le contribuable qui finance la dépense, notamment le coût d'entretien des installations, leur mise en conformité, ainsi que les pénalités quand le contrat établi avec l'exploitant n'est pas respecté, ce qui est le cas au Sourn, où le tonnage traité est inférieur à 26 000 tonnes, seuil minimum défini au contrat.
Si le contribuable est sollicité, le citoyen l'est aussi, en démontrant d'année en année, les progrès importants liés aux efforts consentis par chaque ménage pour le tri sélectif. C'est pourquoi, lors des échanges qui auront lieu le 26 mars prochain au conseil communautaire, nous en appelons à la responsabilité des élus locaux, à leur capacité de dissocier ce qui relève de l'intérêt général des intérêts privés et à leur volonté maintes fois exprimée de jouer un rôle significatif dans les décisions prises à d'autres niveaux.
Pontivy Communauté va déjà dépenser des sommes importantes pour tenter de remédier aux problématiques des déchets industriels entreposés ces dernières décennies sur notre territoire. Certes, on nous parle ici de déchets non dangereux, mais il n'en reste pas moins que ces déchets résultent de logiques économiques, dont la maîtrise nous échappe complètement. Comment accompagner autrement l'activité du secteur marchand pour qu'elle apporte, au même titre que ce qui est demandé aux habitants, sa contribution à cette priorité parmi les priorités : réduire nos déchets pour réduire la dépense ?
La Région de Pontivy compte un centre d'enfouissement technique, une station de compostage, un incinérateur, et il faudrait encore dit oui à ce projet départemental qui nous donne pour seul horizon la « chance » de pouvoir construire un deuxième incinérateur pour traiter jusqu'à 66 000 tonnes de déchets, lesquels viendront bien sûr de territoires hors périmètre du SITTOM-MI, afin d'alimenter les deux fours et l'ambition de certains de nos élus. L’UDB dit NON.
Est-ce encore à nous, contribuables et citoyens, d'avaler sans mot dire, les évolutions édictées par les politiques du Conseil général, au prétexte d'une valorisation énergétique liée à la revente de la vapeur* et de payer la facture ?
* 600 000 euros de recettes pour le SITTOM-MI en 2012
UDB PONDI POURLET
Voir le texte intégral de la déclaration de Françoise Ramel au SITTOM-MI
