To be breton or not to be breton, that's not the question, Gaby

Publié le par Françoise RAMEL-FLAGEUL

Petit clin d'oeil suite aux échanges de Trémargat (assises régionales EEB), où chacun a pu mesurer, à la fois la fragilité inhérente à toute construction collective, mais aussi les cultures spécifiques à chaque composante d'Europe Ecologie Bretagne.

Certes, vu le nombre de participants et la configuration des lieux, les échanges n'ont pas été aussi prometteurs que ceux que nous avions eus à Auray, lors de la rencontre des comités locaux 56, mais sans doute faut-il passer par cette phase un peu brouillon, où personne ne se reconnaît vraiment dans la méthode, mais s'accorde à reconnaître l'importance des enjeux et la nécessité de retenir dans les voies qui s'offrent à la 3ème force politique de l'Hexagone, celle qui permettra le mieux d'ancrer notre projet de société dans la réalité des territoires.

 

Alors, pour revenir au titre de ce billet, et à l'intervention de G. Cohn-Bendit, la question est bien celle de continuer à faire vivre au sein d'Europe Ecologie une expression régionale qui est, de fait, l'essence même d'un projet politique partegé où l'on reconnaît  la Région comme pôle de gouvernance pertinent, contrairement aux choix stratégiques actuels, que va amplifier, et ce de façon drastique, la réforme territoriale portée par le gouvernement Sarkozy.

 

Gaby, vous avez de la chance de pouvoir demander la nartionalité Burkinabe, vous ne pourriez pas demander la nationalité bretonne de toute façon. Ca tombe bien, vous ne vous sentez pas breton. No problem.

Je trouve pour ma part un peu déplacé de s'en prendre sciemment aux militants de l'UDB, dont l'engagement politique ne se réduit pas, je vous le rappelle, aux seules questions de l'identité régionale.

Ceci dit, nous allons construire l'avenir d'Europe Ecologie, ensemble et avec nos identités plurielles, mais sans perdre de vue ce qui a fait la différence au moment des élections :pour nombre d'électeurs et d'électrices qui nous ont soutenus  : la qualité du débat, la primauté accordée à la démocratie participative  dans les circuits décisionnelsl, la capacité de rasssemblement autour des valeurs de gauche, d'économie sociale et solidaire, d'autonomie.  L''écologie politique, ce n'est pas un concept, c'est une voie d'avenir et d'urgence, qu'il nous appartient de faire vivre au quotidien, pour la partager avec le plus grand nombre possible de nos concitoyens, en Bretagne, qu'ils se sentent ou non breton, là n'est pas la question..

 

Françoise Ramel-Flageul, élue UDB - Bro Pondi / Pays de PontivyRamel-Flageul-Fran-oise.jpg

 

 

 

 

 

 

Communiqué de presse

 

Rassembler autour de l'écologie et du fédéralisme et préserver la  diversité politique.



Le Bureau politique de l'Union démocratique bretonne note avec satisfaction que la dynamique Europe écologie se poursuit en Bretagne, comme en témoigne la présence de plus de 250 participants à l'assemblée générale d'Europe écologie Bretagne de Trémargat.

Pour l'UDB, les élections européennes de juin 2008 et les élections régionales de 2010 ont confirmé l'émergence d'Europe Ecologie comme troisième force politique, et deuxième force de gauche, en Bretagne aussi bien que dans l'ensemble de la France. Les résultats confèrent aux écologistes et fédéralistes une nouvelle responsabilité pour construire une alternative politique face aux dégâts de la politique néo libérale de Sarkozy et de la droite. A ce titre, la Bretagne apparaît comme un laboratoire du changement : la conversion écologique et sociale du système de production et des modes de vie est étroitement liée à la mise en œuvre d'une réelle autonomie régionale.

En Bretagne des militants engagés dans des luttes environnementales, culturelles, sociales et syndicales ont rejoints les Verts et l'Union démocratique bretonne. Ces trois composantes fondatrices d'Europe Ecologie Bretagne entendent continuer à réfléchir et agir ensemble, c'est la  conclusion essentielle de la rencontre de Trémargat. Pour l'UDB, la réflexion sur l'organisation future d'Europe écologie doit se faire autour de quatre axes : l'écologie politique de gauche, le fédéralisme et l'autonomie régionale, la justice sociale, le renforcement de l'Europe politique…

Europe écologie a montré que l'on pouvait faire de la politique autrement : sa richesse a été sa capacité à rassembler, à fédérer à la fois des partis politiques et des citoyens autour d'un projet , sa force a été son organisation décentralisée qui a permis une réelle participation des acteurs à la construction du projet et des programmes, notamment pour les élections régionales. Pour l'UDB, il faut poursuivre dans cette voie de démocratie ascendante et participative et donc s'orienter vers une organisation fédérative sur des bases régionales et non pas vers un parti unique et centralisé.

Enfin, l'UDB proposera à ses partenaires qu'Europe écologie Bretagne s'organise à l'échelle des 5 départements bretons et agisse de façon déterminée en faveur de la réunification administrative de la Bretagne.



Pour l'Union démocratique bretonne,
La porte-parole Mona Bras

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